C’est dans nos corps que tout commence
Il y a peu j’ai animé un atelier d’initiation au consentement. Je repense aux personnes présentes, à leurs réactions dans certains exercices. Je repense surtout à ce que leur gestuelle racontait d’elles, à tout ce que leurs corps disait, ou ne disait pas. Les épaules qui se ferment, le visage qui se crispe… Un bassin qui se dépose, confiant ; des mains qui s’ouvrent, rencontrent celles de l’autre.
J’ai vu des personnes dont le langage non-verbal était en dissonance totale avec les mots qu’elles prononçaient (et parfois, c’était justement l’exercice qui était proposé ).
Une fois de plus, cet atelier me fait réaliser à quel point c’est dans nos corps que tout commence. Qu’il s’agisse de répondre à la proposition faite par un.e autre, ou bien d’identifier notre besoin du moment… Le corps a la réponse en premier, je peux lui faire confiance.
Sauf que parfois, ce sont les mots qui sortent, mécaniquement, pour ne pas froisser l’autre. Parfois, c’est notre tête qui nous donne la réponse, par habitude, parce que c’est un schéma que nous connaissons et que nous avons toujours fait comme ça.
Mais alors on oublie de se poser la question : est-ce que cette réponse me convient toujours ? Est-ce que mon besoin est toujours le même ?
Et moi-même j’ai beau connaitre la théorie, et avoir pu en faire l’expérience, j’ai beau prendre le temps de sentir avant de me lancer… malgré tout ça, il m’arrive souvent encore de noter que je ne vais pas exactement là où mon corps me dit d’aller. Bon, c’est déjà un progrès de sentir cette dissonance.
Avant que notre tête nous dise quoi faire, avant que nous en ayons même conscience, notre corps parle pour nous.
C’est ça, sa vraie puissance.
Nous informer très clairement des endroits où nous devrions être et de ceux où nous pouvons nous abstenir d’aller - sur le moment, en tout cas.
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